lundi 8 juin 2015

L'Alphée... vu chez les grecs.




L'Alphée


Le magnifique site d'Olympie, est un peu ombragé mais la chaleur de cet après-midi, était impitoyable. Je me trainais d'une ruine à l'autre, à l'heure de la sieste, le moment le plus torride, celui dont les espagnols, sans doute les grecs aussi, disent qu'on ne voit dehors que les chiens et les français.
L'Alphée, petit fleuve côtier longe la clôture sud du site et à cette époque existaient de nombreuses brèches. A l'écart des amis avec qui je me trouvais, l'une d'elles me permit d'accéder au bord de la rivière, qui s'écoulait entre ses bancs de sable. J'eus vite fait de me déshabiller, et, en slip, de me tremper dans un trou d'eau dont la fraîcheur me parut miraculeuse. Revenu sur la berge je m'étendis à même le sable dans l'ombre d'un saule. J'ai du somnoler mais je fus tiré de mon engourdissement par un étrange équipage. Un jeune paysan grec à califourchon sur son âne venait le faire boire à la rivière. Il ne m'avait pas vu avant que je le salue. Mon vocabulaire très pauvre se limitait aux politesses. Il a sauté de son âne et est venu me rejoindre à l'ombre. Nous avons débuté un dialogue de sourds-muets primitifs, d'avant la langue des signes. On arrive toujours à communiquer peu ou prou et il souhaitait que je retourne me baigner avec lui. Il en avait grand besoin, couvert de la poussière ocre des champs collée par sa sueur il paraissait plus pâle que sa peau brune hâlée au soleil dans les cultures. Il était nu pieds, une tunique déchirée sur le torse et un pantalon court comme c'est la mode aujourd'hui. Il se déshabilla et j'ai même été étonné qu'il portât un vague caleçon. Nous avons marsouiné un moment dans le courant et assis côte à côte sur le sable, dans l'eau nous avons continué nos dialogues un peu compliqués. Lorsque sa main s'est posée sur la mienne, je crus à un geste fortuit mais j'ai laissé ma main. J'étais peu averti, néanmoins ce contact m'a emballé un peu le rythme cardiaque. Il prit aussi ma main pour nous ramener nous étendre côte à côte sous l'ombrage. Parfois le bout de ses doigts se posait sur les miens et une émotion vraie m'étreignait. Je le regardais, j'étais très jeune mais lui à peine plus âgé, vingt ans peut-être. Je ne pouvais pas ne pas penser aux Kouros et Ephèbes des musées et des sites et cette rencontre se teintait de mythologie. Son caleçon en loque ne cachait rien et il était étendu telle une statue nue qui eut été de marbre brun, lisse et soyeux. Son pelage noir et fin, que j'imaginais très doux, convergeait de ses jambes entrouvertes, vers l'aine, accentuant l'ombre autour de ses bourses, nid douillet pour son sexe lourd et épais ou le prépuce froissé dépassait largement le gland dissimulé. Le mien de sexe, je ne le sentais pas aussi placide. Nous sommes restés ainsi un long moment ou j'étais dans le désir et la méconnaissance absolue de ce qui pouvait se passer. Sans la frayeur de la nymphe Aréthuse, je n'ai pas fuit lorsqu'il a reprit ma main pour me conduire à quelque distance de la rivière dans un de ses champs. Il y avait une petite cabane dans laquelle il a saisi une binette et toujours tenant ma main, il a creusé au pied d'une plante pour me montrer, ravi, une arachide qui après la fécondation fait murir ses graines en les ré-enfouissant sous la terre. Son sourire était tant éclatant que si je n'avait pas été si timide je l'eus embrassé et serré contre moi. Nous sommes revenus à la cabane, lui me guidant par le bout des doigts. Ayant tiré la porte, c'est dans l'obscurité qu'il prit mes lèvres et me serra contre lui. Conscient de ma maladresse, de mon inexpérience il me coucha sur la paillasse qui le reposait aux plus fortes chaleurs.




Post scriptum

Parfois dans mes petites histoires les scènes strictement « de cul » sont très brèves. Cela vient sans doute que pour moi, comme disait Clémenceau « Le meilleur moment de l'amour c'est quand on monte l'escalier ». C'est vrai, parfois, je privilégie ces moments là, l'attente, l'espérance, la tension érotique qui nous étreint, les fantasmes qu'elle suggère, le vertige qui nous assaille dans les secondes qui précèdent le contact. Quand j'étais ado, dans des dortoirs de garçons, frôler la main de mon voisin de lit, la caresser sans rien savoir de son désir à lui, progresser ainsi le long de son bras, son épaule dans la presque incertitude de son assentiment étaient les moments érotiques où l'intensité de mon désir, était poussée à l'incandescence, magma étreignant de manière oppressante ma poitrine entière. C'est ce que j'essaie de suggérer parfois, sans doute bien maladroitement dans mes petits récits. Le texte, laisse errer l'imagination et garde un pouvoir d'évocation précieux.
Ensuite c'est vrai, décrire la mécanique des gestes m'intéresse moins sauf quand ils expriment de l'émotion entre les partenaires ou lorsque l'intensité du plaisir généré par la pénétration est essentielle comme c'est le cas pour le « fist fucking ».
Comme sûrement beaucoup d'entre vous qui ont vu maint films de cul, je regrette vraiment que ceux-ci ne se réduisent qu'à un exercice de plomberie où la variété prévisible des positions successives permettant les emboîtements est d'une décevante monotonie et d'une absence totale d'émotion.

Ouvriers de chantier : Terrassiers black, blanc, beurs


Terrassier

L'agence d'intérim n'avait que cela à proposer. Terrassier, je suis pas vraiment bâti pour mais il faut que je me sorte de mes nuits dehors, des squats éphémères. Essayer de bosser, remettre le bout du pied dans cette société que je déteste, freiner ma glissade vers l'alcool, la haine de moi et le suicide. A vivre entre SDF, c'est là qu'on glisse Inéluctablement. Bien sûr c'est troquer ma vie de merde contre une autre vie de merde, dans ce système de merde mais rencontrer des types, qui malgré tout essaient de s'en sortir ça va me faire du bien, au moins m'accorder des heures sans penser.

Lundi 6h, parking de Leclerc, il fait froid. J'ai repéré les autres près de la station service. Ils sont quatre. C'est la mixité, pas sociale, mais de couleur. Je suis le seul européen d'origine. Je vois bien que ça les étonne un peu.
  • Tu remplaces Nordine ? me dit un grand noir emmitouflé dans une vieille canadienne
  • j'sais pas, je viens de l'intérim. Où est ce qu'on va ?
  • Côté de la carrière de granit Gestin, on fait les fondations pour installer des bureaux.
  • C'est loin ?
  • Bah oui, et on passe quatre jours là bas, peut être la semaine si on n'a pas fini. T'imagine y vont pas faire le taxi tous les jours.
J'ai un moment d'inquiétude en pensant au logement. Je me rassure en sachant que j'ai certainement vu pire.
Le contremaître fait l'appel, lui aussi à l'air étonné de me voir.
  • Ils t'ont dit les conditions, à l'agence ?
  • Non, pourquoi ? J'ai un contrat de quatre jours.
  • Tu verras là bas
Personne ne parle, comme si parler dissipait le peu de chaleur encore en nous.
Presque une heure de route, brinquebalés sur deux banquettes face à face dans ce vieux fourgon dont les tôles font un bruit d'enfer.
-Terminus, tout le monde descend ; le contremaître fait de l'humour
Il commence à faire jour, un jour blanc, gris.
Un engin de chantier est déjà là et un type venu avec nous qu'ils appellent Mourad monte le mettre en route. Il tousse un peu, l'engin. Le contremaître nous réunit.
  • le godet va faire la fouille principale, c'est pas très profond, mais le sol un peu sablonneux s'éboule toujours, surtout vers le chemin qui part vers le haut ? Alors avec pelles et brouettes il faut me remettre ça nickel et poser les balises de limites des ouvrages.
  • On se met par deux ? Demande un type
Je vois bien à leur regard, que s'ils ont le choix, c'est pas avec moi qu'ils vont avoir envie de travailler. Je fais un peu rachitique à côté d'eux.
Finalement je fais équipe avec un maghrébin qui n'avais pas encore lâché un mot. Il me met une bourrade dans le dos, me sourit.
  • aller mec, on y va. Comment tu t'appelles, moi c'est Karim
  • Yves, j'suis de Brest.
  • Moi, Setif, mais c'est loin !
On récupère pelles et brouettes et on monte vers le chemin à dessabler.
Bon dieu, les premières heures c'est l'enfer. J'ai les muscles raides et douloureux. Karim fait trois tours quand j'en fait deux mais trouve que je me démerde pas trop mal pour un freluquet.
Le contremaître est reparti après avoir donné les directives à Mourad.

A midi, on arrête, j'avais pas pensé à prendre quelque chose, mais ici c'est la solidarité et chacun trouve une bricole à me mettre sous la dent. Alors, il y a Mourad pour l'engin, Karim avec moi, le grand noir, Joseph qui travaille avec Abdel.. Tout le monde est crevé, on parle peu mais c'est sympa.
Ca me change du désœuvrement débilitant des journées, des mois, précédents. Evidemment tous veulent savoir ce que je fous là . Les galères, ils connaissent alors quand j'emploie le mot ils ont compris même s'ils ne posent pas plus de questions.
L'après midi se passe aussi dans la douleur.
  • dis, Karim ? Après le boulot, on va où ?
  • Tu vois les Algéco en bas, y en un avec un coin qui sert de réfectoire et de l'autre côté les toilettes et les douches, l'autre cabanon, c'est pour dormir. Mourad laisse sa voiture ici, ça lui permet de se tirer le soir
  • Faudrait que j'aille faire des courses, j'ai rien
  • te bile pas, tu prendras les affaires de Nordine, de toute façon, t'as sûrement pas un rond.
C'est l'heure de débaucher. On range les outils le long de l'engin et on descend.

Je m'écroule sur une chaise, je dormirais sur place. Les autres aussi. Tous le monde est crevé et regarde ses mains. Heureusement qu'Abdel m'a prêté des gants, sinon la paume serait en sang sous les cloques. Pour la douche il faut changer d'Algéco. Je suis le mouvement, je préfère ne pas paraître bégueule et être à poil avec eux... je déteste pas de toute façon. On se dessape dans ce qui sert de réfectoire et tous, culs blancs, on cavale vers la douche car il fait plutôt frais ici. La douche, bien que seulement tiède est un bonheur. Je taxe du savon à l'un ou à l'autre et je les regarde discrètement. Ils ont des corps comme je les aime, rompus, musclés, rablés, sauf Joseph, plus jeune et plus grand. Leur muscles fatigués, laissent voir de larges veines apparentes sur les biceps et les avant bras, comme celle qui issue de la cuisse droite remonte en diagonale sur le ventre au dessus du pubis.
Tous ont des sexes épais et courts dans la mousse du savon. Joseph ne fait pas mentir les « on dit » sur le sexe des blacks.
Je vois bien que Karim à remarqué que je les matais.
Je m'essuie avec une serviette abandonnée, et rhabillé je m'affale sur une chaise, la tête dans mes bras croisés sur la table. Les autres ont retrouvé un peu d'entrain et allumé la télé dans un coin du local. On mange un peu.
Crevé, je demande où je dors... s'ensuit un conciliabule en arabe entre Abdel et Karim qui me dit
  • viens, je vais te montrer, tu prendras le duvet de Nordine.
Je le suis. Les lit sont rangés côte-à-côte le long de la cloison.
  • tu te mets ici dans le coin
  • je peux mettre mon sac dans un casier ?
  • Bien sûr ! à tout à l'heure
Je m'allonge enfin, fourbu de cette journée et m'endors avant même la nuit.

Je les entends rentrer dans un demi sommeil mais je replonge aussitôt.
Je crois que ce sont les douleurs des courbatures qui me réveillent un peu plus tard et j'essaie de trouver une position reposante. C'est Karim, à côté de moi, dans le lit tiré tout contre. Tout le monde ronfle à qui mieux mieux. Karim, fatigué, ensommeillé à quand même les yeux à moitié ouverts. Je lui souris, lui indique que j'ai mal aux épaules. Il me sourit aussi et semble plus éveillé.
Je crois avoir compris le sens de la discussion avec Abdel.
Je sens tout de suite mon sexe se gonfler, je continue à sourire, Karim aussi, mais je comprends qu'il n'osera jamais prendre l'initiative. Je lui caresse les cheveux, les joues. Il attrape ma main, l'embrasse, la lèche, et l'enfouit dans son duvet, jusqu'à son sexe dur comme l'acier. Je retire ma main, il est trop excité et va partir à la moindre caresse sur son gland. Je prends sa tête dans mes mains et cherche ses lèvres, je le sens se raidir, c'est sans doute réservé aux femmes, aux épouses, mais il na pas le choix je veux l'embrasser. Il ne résiste pas longtemps et s'ouvre à ma langue et je sens bien qu'il le désirait aussi. Il est un peu gauche et ne sait pas trop quoi faire de ses mains, qu'importe, moi je le caresse, et j'en ai du plaisir, j'espère que lui aussi. Lorsque mes doigts effleurent ses fesses velues, il ne peut réprimer un léger gémissement, et son bassin s'avance vers moi. Mes lèvres ont descendu le long de sa poitrine, de son ventre et j'ai pris son gland dans la bouche. Il a joui immédiatement, une jouissance longue, abondante, ou chaque spasme éjectait des fusées lourdes de sperme épais, odorant et salé. J'ai soigneusement lavé son sexe de ma bouche, lui ai fait une caresse sur la joue. Il était déjà endormi lorsque très rapidement aussi j'ai joui.

Le deuxième jour à été aussi très très dur. Les courbature en rajoutaient dans la douleur. Enfin le soir est arrivé.
Je voyais bien à l'air goguenard des uns et des autres qu'ils n'avaient aucun doute sur ce qui s'était passé la nuit précédente. On voyait ça aussi à la douche ou les sexes fatigués de la veille avaient un air plus guilleret. Vraiment, j'étais ému de leur gentillesse car les repas ils les partageaient avec moi. C'est vrai j'avais l'air démuni mais ils ne l'étaient guère moins. Pas question pour moi de regarder la télé, crevé, j'étais le premier couché, et à peine allongé je bandais ce qui me maintenait éveillé. Ils ne mettaient pas longtemps à venir se pieuter. Karim, lui, m'observait de son regard noir, attendant d'être sûr de l'endormissement des autres. C'est lui qui s'est avancé pour m'embrasser, sans doute le tabou était-il dissout dans son désir. Même, ses mains ont tenté quelques caresses. Je voyais bien qu'il ne savait pas comment faire.
Alors je l'ai longuement caressé, embrassé son cou, ses oreilles, blotti ma bouche au creux de ses aisselles, léché son odeur qui persistait malgré la douche, léché ses tétons épais, je les ai aspiré et caressé de ma langue. Son sexe était rigide comme hier et j'avais envie qu'il me prenne, restait le problème du préservatif. Ceux de mon sac, je les avais amenés sous l'oreiller. Je le lui ai dit à l'oreille. C'est moi qui l'ai enfilé sur son pénis mais je l'ai senti immédiatement se ramollir et entendu son soupir de déception. Tant pis, sans latex. Je l'ai à nouveau sucé et son sexe s'est érigé dans l'instant. Il m'a laissé un peu plus de temps pour m'occuper de son gland et a encore joui avec abondance en tenant ma tête collée à son ventre.

La respiration souvent trahit les tensions de ceux qui ne dorment pas. Karim, lui s'était assoupi libéré de son désir.
Je me levai pour aller au toilettes dans l'autre Algéco. Pisser me prit un long moment, le temps que mon érection cesse un peu. Le regard sur le mur crasseux, je sentit une présence derrière moi. Joseph, se tenait là, le caleçon déformé par son sexe gonflé qui sortait par la jambe droite du sous-vêtement le long de sa cuisse. Il était immobile, le regard inquiet, attendant que j'amorce un mouvement, un sourire, une invite. A la direction de mon regard, il sut. S'approcha, et ses deux bras de part et d'autre de ma tête et l'immobilisant, il m'embrassa voluptueusement, et m'écrasa de son corps contre les latrines humides encore de ma pisse tiède. Sans cesser de m'embrasser il emprisonna mes bras et malaxa mon corps, mes seins, mes fesses à la limite de la douleur. Il arracha son caleçon, me retourna, pour me maintenir collé au mur pisseux par son corps puissant. Je l'entendais déchirer l'enveloppe de la capote et son bassin se retira un peu le temps de la dérouler. Ses mains empoignèrent mes hanches, et, alors que je craignais qu'il s'enfonce sauvagement, il le fit lentement, embrassant mon cou. Son sexe long et dur, n'étais pas tant épais mais ses mouvements frappant l'intérieur du rectum étaient parfois douloureux et m'arrachait un cri sourd. Il me pénétra longtemps, longtemps, la sueur de son visage me trempait le cou et les cheveux, son torse dégoulinant appliqué à mon dos créait parfois des bruits de succion incongrus. J'ai cru qu'il ne pourrait jamais éjaculer pourtant, son rythme s'accélérant, il pris mon sexe en main et le branla, espérant que nous viendrions ensemble. Son orgasme fut brutal, puissant, il s'enfonça au plus profond, et je sentait dans mon cul les pulsation des jets qui s'échappaient de lui dans la capote. L'effort qu'il fit pour ne pas hurler le fit tomber sur mon dos, pantelant de spasmes, provoquant pour moi une jouissance si forte que mes jambes n'ont pas pu nous porter plus longtemps et essoufflés, côte à côte à moitié dans la pisse il nous fallu de longues minutes pour récupérer. Les douches étaient à côté heureusement. J'ai fini la nuit enlacé avec lui dans son petit lit..... ne récupérant le mien qu'au lever du jour.

La journée à été dure, très dure et le soir j'ai demandé à Mourad s'il pouvait me descendre au village, pour acheter quelques bricoles à manger et partager avec les autres. Il accepte et je m'assois à son côté. Il ne tarde pas à poser sa main sur ma cuisse. Jetant un œil sur sa braguette, pas de doute, il est très excité. Tout en conduisant il essaie d'ouvrir son pantalon, mais c'est impossible tant la tension est forte sur la fermeture éclair.
    - arrête toi sur un parking, tu vas pas y arriver comme ça. ; je dis
il s'engage rapidement sur un chemin de terre tranquille et s'arrête.
    - laisse moi faire
Il se met en extension et je peux ouvrir le pantalon et la braguette.
Sa queue est coincée dans un slip qui fut blanc, mais aujourd'hui plutôt saumon. Une odeur de vieux sperme, de pisse, de sueur se répand dans l'habitacle, phéromone puissante entre toute qui enivre, fait tourner la tête. Il tend son bassin vers moi pour que je délivre sa queue. Que je le délivre lui de ce désir qu'il a, malgré son front marqué par le sol lors de ses prières. Son sexe circoncis à un gland énorme, congestionné, violet, vibrant au rythme de son pouls qui semble s'accélérer. Je me penche vers lui et le gobe, il emplit ma bouche et ma langue est incapable de le contourner, de le caresser, je ne peux qu'aller et venir en le serrant de mes lèvres. Mourad couine déjà, lui aussi doit être sérieusement en manque. Je bande aussi comme un cerf, m'arrête une seconde et baisse mes slip et pantalon, avant de me rejeter sur son délicieux champignon,stimulé par la forte odeur de son entre-jambe qui me fait bander plus fort encore. Je sens sa main sur ma queue, mais il ne faut pas qu'il me branle trop sinon je vais jouir avant lui. Je sens à son halètement qu'il est près de venir, je ralentis mes succions mais sa main me presse sur son sexe et dans un cri qu'il lâche sans retenue, il me jouit dans la bouche. Comme Karim, le premier jour, sperme épais et abondant, s'écrasant en multiple jets au fond de mon palais. J'avale sa crème douce moins salée que celle de Karim, mais il y en a assez pour en cracher dans ma main, délicieux lubrifiant et me finir en quelques secondes moi aussi dans un cri sauvage en arrosant la boite à gants. Mourad allongé en arrière sur le dossier de son siège à encore les yeux fermés et le visage, souriant, apaisé.
  • Bon, c'est pas le tout, il faut que tu fasses tes courses, ils vont se demander ce qu'on fait. Dit-il en souriant.
  • Oui on y va, dis-je en lui rendant son sourire
Arrivé sur le parking de la supérette, il me tend un billet de dix.
    - Non, Mourad, je suis pas une pute, si je l'ai fait c'est parce que j'aime ça et que tu m'excites, surtout avec ton énorme gland.
Je dis ça en souriant pour pas qu'il se vexe, et je sors de la voiture. Puis mes courses terminées, il me ramène au chantier, posant encore affectueusement sa main sur ma cuisse.

Ils boivent pas de vin, ni bière sauf peut-être Joseph, alors j'ai ramené du soda pour faire des bulles comme le champagne. Mourad reste à trinquer avec nous.
Comme les autres soirs, je suis le premier à aller me coucher et je m'endors immédiatement.
Je dormais sur le dos et je suis réveillé dans la nuit par une main qui me caresse le ventre, je crois à un rêve érotique, mais non, c'est bien une main qui tient maintenant mon sexe entre ses doigts, sexe qui durcit immédiatement. Il me branle doucement et me caresse l'intérieur des cuisses ce qui m'excite au plus haut point. Je fait semblant de dormir mais mon caressant voisin ne doit pas être dupe. Je le laisse faire, tout au plaisir qu'il me donne. Ce ne peut pas être Karim, il est trop maladroit, ni Joseph, plus direct, alors Abdel. Il est nettement plus vieux que les autres, cinquante ans passés et j'ai vu à la douche son corps de travailleur de force, beau, justement à cause de ce qu'il à vécu. Son visage a les rides de soleil des méditerranéens. Je me tourne vers lui pour faciliter ses caresses, mon mouvement ne l'a pas fait fuir, il peut maintenant caresser mes épaules, titiller mes tétons et mes très léger soupirs guident ses doigts là où je suis le plus sensible. Il a compris que mes tétons étaient ma faiblesse et que, là, ses caresses allaient me rendre dingue. Lorsqu'il les tire doucement vers lui, mon corps entier se rapproche de son corps. Je sens sa chaleur, son haleine tiède qui caresse mon épaule. Une main de temps en temps lâche un téton et descend caresser mon sexe, collé, dur, à mon ventre. Il ne fait plus de doute que je sois éveillé, je me glisse sur son lit et sens son sexe rigide. Je peux le serrer contre moi, le caresser, embrasser son cou, ses lèvres, ses yeux qu'il a fermé. Je lui donne une capote et il arrive à la mettre, il reste bandé. Je me retourne, crache dans ma main pour lubrifier un peu la fente. Son sexe épais s'appuie sur ma rondelle qui ne demande que çà pour s'ouvrir et l'accueillir. Je le sens profond en moi, il ne bouge pas, il veux durer ainsi. J'entends à mon oreille son soupir de bonheur, d'être là, chaudement enfouis et désireux d'y rester longtemps. Pour moi aussi c'est un moment délicieux d'être habité par lui, doux, et caressant. Mon sphincter palpite autour de son sexe et le serre rythmiquement un peu plus fort. Même sans bouger, ainsi, simplement serré par mon anus, je sens son plaisir croître lentement, monter encore. Ses bras m'étreignent, serré, son bassin s'accole plus fort encore à mes fesses qu'il écrase et dans un long gémissement je le sens se vider, sa bouche sur mon cou me mordille délicieusement. Mais il reste en moi, immobile, bras autour de moi, ses mains peuvent travailler mes tétons ce qui me fait jouir toujours très rapidement. Je crois que la caresse de mes seins est la stimulation la plus intense que je puisse vivre. L'orgasme vient dans une contraction musculaire qui semble intéresser la totalité de mes muscles.
Je crois avoir encore abondamment baptisé le matelas, qui déjà en avait vu d'autres. Abdel continue de me caresser. Je me retourne et l'étreins très fort enfouissant ma tête dans son cou. Lui aussi me serre très fort. Je crois que nous nous sommes endormis dans le souffle l'un de l'autre.
Le lendemain nous avons fini le chantier en début d'après-midi, et affaires rangées nous attendons le fourgon. La semaine à été dure mais les rencontres vraiment inattendues ont été de vrais bonheurs. Personne n'a été dupe de l'agitation nocturne, ils me regardent en souriant et moi aussi pour chacun j'ai un sourire ou se mêle le regret de les quitter les uns et les autres. Physiquement ça m'a fait aussi beaucoup de bien, ces efforts musculaires, le moral sans ressent. Je vais essayer de m'en tirer sans retourner à la rue. Ils m'ont beaucoup aidé, avec même leur simple solidarité.
A l'arrivée, on se dit au-revoir, avec les yeux pétillants au souvenir des plaisirs que chacun à partagé avec moi. Espérant avoir la chance que l'intérim nous réunissent à nouveau.... rien n'est moins sûr.
Ils ont un autre chantier le lendemain. Nous nous quittons, mais Abdel revient vers moi et dans un sourire :
- Si tu n'as nulle part ou aller ce soir, viens avec moi. Je vis seul. Ca me ferait plaisir d'être avec toi.
Je lui souris et je le suis.

Sexe en taule 1



1
En arrivant à la maison d'arrêt, on passe au greffe. On refait, à nouveau, tout le bazar de l'identification judiciaire, interrogatoire pour les signes particuliers, prise d'empreinte de toute la main et tu récupères ton numéro d'écrou, c'est un matricule comme ton numéro de sécu.
Après c 'est la fouille, tu te déshabilles complètement, à poil devant le mec qui te détaille, te fait lui tourner le dos, te courber et tousser, au cas ou t'aurais un truc dans le fion. On examine tous tes vêtements. Tu abandonnes tes percings si tu en as, ils ont gardé ma boucle d'oreille. On ne te rend que le nécessaire; heureusement on m'avait prévenu, pantalon sans ceinture et tennis à scratch. Pour ne pas se pendre, pas de ceinture ni lacets.
Ensuite tu reçois ton paquetage, literie, PQ et affaires de toilettes, des étiquettes dont je n'ai pas compris l'utilité - mais, je n'ai pas osé redemander - et les couverts avec un couteau à bout rond.
Le paquetage dans un carton ça aurait été un peu plus pratique mais non il faut maintenir le tout en équilibre, sans rien laisser tomber, jusqu'à la cellule. T'as l'air con en arrivant les bras chargés. Tant de portes et des serrures et le bruit des clés.
Ma cellule au fond d'une coursive au deuxième étage est probablement banale, au fond une table au fond sous la fenêtre mais seulement deux chaises, à droite un lavabo, des étagères pour nos fringues, et un WC limité par un muret bas. La pudeur, tu oublies. De l'autre côté deux lits superposés, on aurait pu être quatre, mais mes deux co-detenus, sont, là assis, sur les lits du bas. Et la porte se referme...
  • bonjour, je dis.
C'est le plus grand qui me répond. Un mec barraqué, la cinquantaine, couvert de tatouages compliqués sur les bras, et quelques balafres sur le visage. Une tronche de légionnaire, qu'il a d'ailleurs été.
En tôle, tu n'es jamais anonyme, même avant d'arriver. Il m'a sorti mon curriculum vitae. Je n'avais rien à ajouter, pas même les galères et les aléas d'un procès tordu.
  • Je m'appelle Branco, je suis serbe. Vols à main armée. J'en ai pour huit ans, reste trois. Lui, c'est Youcef, je l'appelle Youf.
  • Salut Youcef
  • Salut répond-il à voix basse.
C'est un beau mec, belle gueule, la trentaine, noir de regard et de poils
  • Lui il a plongé pour le deal, il lui reste deux ans. Ses parents tunisiens, sans un rond, n'ont pas pu l'aider, tu ajoutes un avocat nul et un juge de mauvaise humeur. Pas eu de bol.
Et il ajoute avec un petit sourire :
    • il est à mon service, tout mon service...

La bouffe du soir arrive, mangeable. Pour la télé il faut partager le prix à trois, que tu aies envie de regarder ou pas.
Je grimpe faire mon lit au dessus de youcef, sans faire trop de bruit pour ne pas les gêner.
C'est bientôt l'extinction des feux et dodo. Je me déshabille sur ma couchette, et me glisse dans les draps, eux le font sans gêne debout devant leur lit. Ils me tournent le dos, nus. J'ai la queue qui durcit.
Branco se retourne pour aller pisser. Putain ! Il est équipé d'un manche de pioche qui pend jusqu'à mi-cuisse et ses tétons sont épais comme mon pouce. Il pisse d'un jet large, puissant, cascade résonnant sur l'eau et la faïence, dispersant l'odeur forte, excitante, des urines longtemps retenues. Sans cesser de les regarder, je me tourne sur le flanc pour dissimuler le chapiteau créé par ma queue résolument rigide sous les draps. Youcef me fait un petit signe avant de se pieuter, il est aussi beau face que pile. Branco s'essore en glissant ses doigts serrés, lentement, le long de l'urètre pour extraire jusqu'à la dernière goutte, étirant son sexe impressionnant qu'il secoue brièvement. Lui aussi, souriant, me fait un signe amical avant de se coucher.

La télé et la lumière s'éteignent enfin. J'ai pas du tout envie de dormir, mais je fais comme si. Probablement je perturbe leur routine. Bien que moins bruyante que la journée, la nuit en tôle, est loin d'être silencieuse. En tout cas, à l'intérieur de notre cellule c'est le silence. Si je bandais moins je pourrais peut-être m'endormir.... je vais attendre un peu et me branler, sinon, c'est la nuit blanche. J'attends d'entendre, en dessous, leur souffle apaisé de dormeurs, mais pas encore... et pour cause Branco se lève silencieusement et va se glisser le long de Youf. Un vague chuchotis. Je crois comprendre que youcef est un peu gêné et préfèrerais remettre à plus tard mais il se résigne sans trop se faire prier « oui, vas-y, mais très lentement ! ». Des lits métalliques superposés ne sont vraiment pas propices à des ébats discrets. Branco y va doucement car je n'entends que de très faibles gémissements de plaisir sauf quelques cris étouffés lorsque emporté par le feu de l'action son braquemart frappe un peu durement au plus profond de la chatte de Youf. Pas si facile dans un lit de 80, ventre contre dos, de baiser discrètement, surtout avec un pal de la taille de celui de Branco.
De les entendre juste sous moi, de sentir les vibrations des lits, de suivre, l'oreille tendue, la progression de leur plaisir, le rythme des pénétrations et des halètements tend ma queue à la limite de l'explosion et j'essaie de me branler en me calant sur leur rythme, légèrement pour ne pas jouir trop tôt. Il m'est quand même impossible de le faire avec une totale discrétion.
Au fond, qu'ils comprennent que je me branle excité par ce qu'ils me laisse imaginer, je ne suis pas contre. Certainement, pour Branco, baiser avec Youcef était une manière de me signifier, dès ma première nuit avec eux, l'imprégnation sexuelle du lieu, une manière de marquer un territoire.
L'armature des lits trahit la fréquence et l'amplitude de plus en plus grande des coups de queue de Branco, soulignés par les cris étouffés de Youf mordant son traversin. J'imagine son cul noir de poils dilaté à l'extrême, faisant apparaître son anus distendu comme un collier rose autour de l'énorme sexe qui le pilonne avec régularité. La sueur qui les inonde, et sans doute la salive du serbe s'écoulant au dos de Youcef provoque de profonds bruits de succion. J'essaie de ne plus me toucher, d'attendre, mais ma queue vibrante n'en peux plus, dans ma tête le désir de jouir occupe tout l'espace. Brutalement mon orgasme n'est plus contrôlable et dans un long gémissement sonore mon torse et mon visage sont balayés par des jets de foutre lourd et visqueux, sur mon front, sur mes joues, sur mon nez, dégoulinures que ma langue récupère, comme elle lèche mes doigts lui ramenant le sperme de mon torse... Ma jouissance a déclenché la leur, un cri de Branco qui s'étouffe sur l'épaule de Youf qui jouit dans un sanglot hoqueté.

Le lendemain matin, au petit déj ou ce qui en tient lieu, Branco me regarde l'air goguenard et me dit «Salope ! Tu t'es rincé l'oreille et t'as bien joui hier soir. Il faudra pas rester dans ton coin. ». Youf se marre carrément. Il débarrasse la table, fait la vaisselle passe un coup d'éponge, de balai et la serpillère par terre. La cellule, si exiguë, en paraît presque habitable.

A la promenade je demande à Youcef pourquoi il fait l'esclave. « Pas eu vraiment le choix. Branco, personne ne lui cherche des noises et le deal c'était ça ou pas de protection. Le cul c'est venu après, et t'as vu comme il est monté, je peux te dire que je flippais. Je suis entré ici, pur hétéro, je suis pas sûr de l'être encore. Il a pas l'air comme ça, mais il a su me le mettre doucement et progressivement. Maintenant ça va, et même ça me manquerait si on pieutait pas ensemble. »

Plus tard, dans la soirée, revenus en cellule Branco me dit :
  • à la télé pendant ton procès on a vu que tu parlais bien, que t'étais instruit et que tu t'y connais pour parler avec les juges et les avocats. Parler, moi, ça va, mais écrire, je savais en cyrillique mais pas en français, Youf est pas très bon non plus. Tu pourras nous aider pour les courriers ?
  • Bien sûr, je le ferai dès que vous aurez besoin.
La dessus il me serre la main, un étau sa main !

Sexe en taule 2



2

Après la nuit torride de la veille c'est le calme pendant plusieurs jours. Quelques craintes cependant pour les douches. Branco m'a brieffé avec précision
  • On va aux douches ensemble. Vous vous douchez et moi je m'occupe de ce qui se passe autour. Tu ne regardes pas les mecs dans les yeux, ni bien sûr leur paquet, tu ne parles à personne, tu ne réponds pas si on t'interpelle. Quand vous avez fini, vous me rejoignez et vous restez à côté de moi quand je me lave. Normalement y a pas de lézard. Compris ?
C'était on ne peut plus clair. J'allais pas chercher d'embrouille.

J'ai pris moi aussi très facilement le pli de me mettre à poil devant les deux autres, ça me rappelait les plages gay d'avant... mais c'était toujours avec une émotion dans le bas-ventre quand je voyais mes deux compères et leur bandant équipement. Youf aussi, je crois bien, commençait à être en manque et sa queue se gonflait un peu lorsque nous nous frôlions à poil. Pour Branco, compte tenu de la sienne au repos, il fallait déjà une bonne pinte de sang pour la raidir, alors ça se voyait moins.

On regarde tous les trois un film à la télé, vautrés sur les lits du bas. Youf, en short, a la tête sur les cuisses de Branco et frotte ses cheveux sur son paquet qui peu à peu prend de l'ampleur. De l'autre lit, je n'en perds rien et commence à bander. Je demande au serbe si j'ai le droit de caresser son bel arabe. « j'vais pas faire la police des moeurs ! Bien sûr tu peux le caresser, si ça lui plait ! », répond-il.
Ses pieds nus dépasse de mon côté, je les prends dans mes mains. Je commence à les caresser, j'aime les pieds des mecs, et il a de très beaux et larges pieds bruns avec des touffes de poils noirs sur le dessus des phalanges et aussi en allant vers la cheville déjà broussailleuse. Le gros orteil, est assez plat, très large et les autres doigts s'étalent sans se chevaucher. Un pied superbe que je parcoure légèrement de mes doigts, qui, au passage sur la plante provoquent un léger tressaillement. Il ronronne quand je commence à sucer successivement ses orteils.
Le film n'est pas terminé, Youcef et moi bandons déjà sérieusement et le membre du légionnaire n'est pas loin de son plein développement.
  • On arrête, les mecs, tant qu'il y a la lumière on peut rien faire de bien à trois. Après on attend la deuxième ronde des matons et on met deux matelas par terre. Les rondes suivantes sont plus espacées, et on les entend venir sur les coursives métalliques. On aura le temps de ranger les matelas et faire semblant de dormir. Après on recommence.... L'avantage c'est que ça nous fera durer plus longtemps.
Il avait un ton d'adjudant et on a pas émis d'objections. On a simplement continué d'entretenir le désir, qui, sans doute, ce serait entretenu tout seul dans la perspective à venir.

Vers une heure du matin après les deux rondes, matelas en place, Branco à voulu que je me mette au mileu. C'est lui qui mène le bal. Youf par dessus moi lui suce la bite, du moins le gland et encore il ne doit pas pouvoir bouger la langue. On est tous les trois déjà bien raides. C'est une première fois avec eux et je ne sais pas trop ce que je devrais faire, mais le serbe rompt l'incertitude, prend ma bouche et commence à me rouler une pelle dégoulinante, Là, je sens que je vais perdre tout contrôle et dès que ses doigts ont commencé à me caresser les tétons, délicatement (quelle différence avec l'étau de la poignée de main), j'ai commencé à gémir, me tortiller, me coller à lui. Mes doigts instinctivement, comme la bouche d'un nouveau né trouve les tétines, ont su trouver ses beaux tétons et les rouler entre pouces et index, lui arrachant un grognement de plaisir.
Youcef à abandonné le gland volumineux du légionnaire et parcoure de sa langue l'intérieur de ses longues cuisses, lèche ses boules et reprend ses tétons en bouche à peine les ai-je lâchés.
« je vais te prendre » me dit Branco. Je ne réponds rien mais me serre plus encore contre lui. Il a compris que mon cul lui appartient. J'ai quand même un peu d'appréhension.
« Youf, va chercher le beurre sur la table » lui ordonne-t-il.
«  Toi, mets toi à genou, les reins cambrés »
C'est la main de Youf qui me tartine la raie. Je ne vois pas mais sans doute en met-il aussi sur le membre qui va m'empaler. Dans cette position je suis complètement à sa disposition, complètement soumis et ça doit lui plaire. Il commence à m'ouvrir avec les doigts. Avec ses grosse paluches même trois doigts c'est déjà conséquent, et il les fait tourner dans mon intérieur en insistant sur la prostate. Il a du métier ! Lorsqu'il les retire c'est comme si je me sentais abandonné et il reprend à nouveau pour m'assouplir encore, pour mon grand bonheur.
Youf est couché sur mes mollets et suce ce qu'il peut de Branco pendant qu'il me doigte. Lorsqu'il arrive à prendre la queue en bouche, je le sais car il a du mal à respirer.
Ses doigts on cessé de tourner dans mon cul, il s'est redressé, je sens son gland appuyé sur ma rondelle. Youf nous remet une couche de beurre. Son appui est fort mais je sens à ses cuisses contractées qu'il maîtrise le mouvement et ne s'enfoncera pas profondément d'un coup,involontairement, en moi. En fait le gland me dilate bien mais pénètre sans grande difficulté et je sais que sa queue va faire de même. Ce que je crains, c'est la longueur de l'engin. Comment va-t-il se faufiler dans mes compartiments rectaux. En fait, je ne sais pas où il en est, mais pas de douleur du tout. Sans doute un membre aussi gros ne peut-il pas être rigide comme de l'acier et sa souplesse tout en me dilatant magnifiquement lui permet de m'habiter en profondeur. Grâce à leur souplesse, j'avais déjà pris entièrement des dongs doubles, de quarante centimètres de long et cinq de diamètre, ça doit donc être possible pour son sexe qui n'est pas si long mais beaucoup plus épais.
C'est quand je sens ses couilles contre mes fesses que je réalise qu'il est complètement à l'intérieur. Il a pénétré si lentement que je n'ai pas ressenti la moindre douleur. Youcef très attentif à l'intromission (il s'y revoyait, la première fois) et heureux de l'évènement me met une grosse claque sur les fesses.
Branco commence à se mouvoir dans mon cul et fait de lents va et vient. C'est un bonheur absolu de sentir cette extrême dilatation de l'anus et de l'entièreté du rectum empli de sa chair. Lorsque son mouvement s'accélère le gland vient frapper le fond rectal et c'est un peu douloureux surtout lorsque pour s'enfoncer au plus profond agrippé à mes hanches, il tire violemment mes fesses vers lui, m'arrachant des gémissements de douleur.
Je ne sais pas depuis combien de temps il me défonce. Je sens mon trou béant, glissant autour de sa queue Il est très excité, sa respiration est haletante et sa sueur coule tiède sur mon cul.
«  Youf mets toi à côté de lui à genou aussi. »
Je le sens se retirer. Une légère odeur de merde se répand. Evidemment en prison les lavements sont difficiles à organiser. Il m'ordonne d'aller chercher une serviette et de l'essuyer
« tartine moi de beurre, et aussi le cul de Youf. »
C'est incroyablement excitant d'enduire sa monumentale queue de beurre en massant un peu le gland, de rentrer un doigt ou deux beurrés dans l'anus de Youcef qui gémit déjà de désir, et de rester là, attentif à la dilatation du sphincter sous la lente poussée du gland. Il n'y a pas d'arrêt, le sexe rentre sans hâte mais complètement dans le rectum accueillant et, parvenu au fond, son mouvement de retrait tirant sur le muscle orne, comme je l'imaginais, le magnifique membre d'un collier rose clair se détachant, pâle, dans l'obscurité et dans la noirceur de la toison des fesses et de la raie de Youf. Je me glisse sous son ventre secoué par les va-et-viens du sexe magistral, essayant de boire à la source de Youcef les abondantes sécrétions de ses glandes séminales stimulées, comprimées par le tohu bohu rectal. J'aime ce liquide que les anglo-saxons nomment « Precum » la texture, le goût est très différent de celui du sperme (que j'aime aussi bien sûr), légèrement filant et souvent très doux de saveur.
Les matons peu discrets semblent revenir. En une minute, nous sommes apparemment endormis dans nos lits.
L'alerte passée, réinstallés, les sexes sont un peu ramollis mais personne n'a joui et très vite ils retrouvent leur raideur. Youf c'est trouvé un peu frustré par la déculade précipitée et après avoir érigé à nouveau le totem de son légionnaire s'accroupit dessus, le faisant pénétrer au plus profond et, se relevant en rythme, s'encule sur le pal, presque à ressortir le gland et à l'enfouir à nouveau et encore, et encore. Malgré l'appoint de beurre que je rajoute lorsque qu'il est presque déculé, ses gémissements rauques, traduisent une divine souffrance. Sa fourrure noire suinte de sueur et quand il ne m'échappe pas dans les mouvements désordonnés de son bassin, je sens son sexe rigide coulisser dans ma main beurrée. Branco, par le plaisir de son sexe avalé et recraché ainsi, murmure en serbe, j'imagine, des mots incompréhensibles et soudain saisissant les hanches de Youf le tire vers son bassin tout en s'arc-boutant, le pénètre ainsi au plus profond. Les spasmes nombreux qui le secouent aussitôt sont autant de jets de foutre brûlants dans les entrailles de Youcef qui s'affaisse sur sa poitrine. Les coulures pales du sperme sur le membre à moitié sorti, je les lape avec délice, aspirant vers ma bouche le jus que mon cul n'a pas pris.
Le calme est revenu. Ils sont encore essoufflés. Nous sommes allongés . Youf est contre moi et son sexe dur n'a pas joui, ni le mien rigide aussi. Il se tourne et m'embrasse et nos mains gluantes de beurre et de foutre nous branlent l'un l'autre doucement, guettant dans notre baiser le souffle court qui précède le plaisir de l'autre. Adaptant nos mouvements, sans en avoir convenu nous allons jouir ensemble.

Sexe en taule 3



3

Cela fait déjà quelques mois que nous cohabitons. Notre rapide intimité physique à amené entre nous une complicité amicale confiante et une réelle affection. Nous nous tenons bien à l'écart des nombreux conflits qui jaillissent à tout propos dans la prison.
Je suis devenu une sorte d'écrivain public pour les courriers administratifs et parfois amoureux. Quand il a besoin et que la circulation est libre à notre étage le détenu vient à notre cellule expliquer ce qu'il souhaite, sinon on se rencontre en promenade dans la cour. Souvent la lettre est un prétexte à venir pour simplement s'épancher un peu, parler de sa vie de merde d'avant et de la nouvelle, ici, des familles dispersées, de l'insupportable solitude tout en étant jamais seul, de l'extrême pauvreté dans un univers où tout se monnaye, de tous les non-choix qui furent imposés et ont conduit ici, du mépris des autres et de celui que souvent on a pour soi-même. Il ne faut pas croire que tous les détenus sont des matamores dangereux, certains sont des fauves mais beaucoup sont au bout du rouleau psychologique, quelquefois au bord du suicide, heureusement tous n'en ont pas le courage.
Branco est l'intermédiaire obligé, il prélève évidemment pour lui une dîme au passage. Pas seulement pour lui, en fait, car c'est avec ses revenus là qu'il cantine pour nous trois et que nous ne manquons jamais de beurre !
Pour les matons le bout de la coursive où se trouve notre cellule est un endroit de tout repos, ils viennent parfois bavarder un moment. J'ai même fait un courrier pour un gardien qui avait un petit différent avec son supérieur. De bon coeur, il a payé comme les autres. Mon nouveau job est beaucoup plus passionnant que celui du financier, border-line que je fus.
On s'est organisé une petite vie sociale pour les journées, mais notre vie sexuelle est le phare de nos nuits.
Déjà, on a bricolé un lave cul.
Une bouteille de Badoit avec un petit trou au fond colmaté par du chewing-gum. Il faut être deux pour pratiquer. Le lavé s'allonge sur le dos, pieds au mur pour soulever son bassin aisément, Le laveur introduit le goulot dans le cul, enlève le chewing-gum et la bouteille se vide. En général on fait ça deux fois. Le rectum devient une sorte de vase, on pourrait peut-être y mettre des fleurs ? On essaie de tenir un moment avant d'aller expulser dans la faïence. Si nécessaire on recommence. Ceci dit, on joue avec et dans des culs et ne faut pas être trop chochotte s'il y a une traînée de merde. Rien que ça nous occupe pas mal au cours de la journée, lorsqu'un projet grandiose ou non est dans envisagé dans la soirée. C'est surtout Youcef et moi qui sommes concernés. Branco regarde ça de haut... mais je suis sûr qu'il y viendra. A nous voir prendre un pied d'enfer, fatalement, un jour, il aura envie d'essayer. Pour l'heure il est pas encore prêt.
Bientôt l'extinction des feux et le début de nos jeux.....

Branco, sur son lit se marre nous regardant finir nos préparatifs, tout en entretenant son membre bandé en se branlant un peu.
« Quand tu auras fini Youf, prends du beurre et viens t'assoir sur ma queue, tu vas la tenir au chaud dans ta chatte »
Je sens bien qu'on n'est pas parti pour un scenic-railway.... juste un agréable moment de sexe tranquille... et pourtant je suis excité comme un pou... Je me suis allongé devant eux et je suçe les couilles du serbe, les aspirant l'une après l'autre dans ma bouche et les caressant de ma langue. Je peux aussi lécher le collier rose du sphincter de Youcef, remonter vers ses boules et prendre sa queue raide dans ma bouche, son gland sans prépuce tolérant mieux que d'autres les fellations intenses. Mal installé, je vois bien que je ne suis guère efficace à passer de l'un à l'autre pour de petites agaceries alors que le sujet essentiel est pour eux dans le plaisir d'emplir et d'être empli.
Je me suis assis derrière Branco, l'enlaçant de mes bras. Dans cette position confortable, je pourrai travailler ses magnifiques tétons très longuement.
Je veux qu'il se rende compte à quel point ils peuvent être essentiels à son plaisir, le magnifier, l'exalter, être même nécessaire à la jouissance de sa queue qui sans eux ne saurait le transporter à la limite du vertige, de l'évanouissement dans une déflagration de foutre qui l'anéantirait.
Sa -Déesse Bite- point focal du désir de tous les autres a toujours été le noyau de sa sexualité, le sceptre sans partage de sa domination, l'alfa et l'omega de ses plaisirs mais pour lui il pourrait y avoir une autre origine à la véhémence de son ardeur, une autre condition nécessaire à l'aboutissement, à l'accomplissement de ce même désir. J'ai le temps, ses tétons sont en mon pouvoir.

Je sais qu'ils sont émotifs et dès que j'ai commencé de les effleurer, ils se sont dressés, ils ont bandé, dans l'attente de la caresse suivante imaginant naïvement que leur maintien érigé me ferait les saisir. L'extrême suavité de mes frôlements, les fait tressaillir, crée une attente, un manque, un sentiment d'abandon effroyable. Leur bouts essayent à l'aveugle de reprendre contact avec mes doigts qui se dérobent, les touchant à peine, là, ou se trouve le méat de la glande mammaire des mâles, légère dépression comme une piqure d'épingle. Parfois mes doigts, légers, parcourent circulairement l'aréole, remontant vers les bouts, caressant cette extrémité tendue. Puis plus rien, et puis l'ineffable cheminement des doigts groupés de l'aisselle à l'aréole. Puis plus rien, et puis la paume de mes mains à peine posée sur les tétons, et puis cette paume chaude, soyeuse, lisse, glissant sur eux. Caresse impalpable, aérienne, impondérable, subtile, presque rien et pourtant créatrice d'un corps tendu, arc-bouté, vers l'origine de ce plaisir, un désir impérieux de s'abandonner à lui. Et toujours l'attente douloureuse d'un plus qu'on imagine aller jusqu'à une douleur physique, que peut être on a déjà ressenti, mais qui, à cet instant, nous manque tant. Les tétons de ce corps ont des pouvoirs stupéfiants sur ce corps, de sécher la sécrétion de salive comme cela peut nous arriver lors de fortes émotions, de peiner à déglutir, de tendre des muscles, près à agir, d'amener notre esprit tout entier accaparé à soumettre ce corps à ce plaisir, le laisser s'enfoncer dans l'obscurité des désirs non maîtrisés, toujours plus profond jusqu'à une hypothétique acmé.
C'est là que se trouve Branco, rigidifié par le désir irrépressible déclenché par ses tétons. Son corps est immobile comme son sexe dans la chatte chaude. Des courants violents mais invisibles parcourent son torse, son ventre, de ses tétons à son sexe.
Je peux faire durer cela jusqu'à l'insoutenable mais je veux que le corps cataleptique reprenne vie. Il suffit que je roule, même légèrement les tétons entre pouce et index, alors, l'attente immobile cesse, les muscles, la voix reprennent vie. Le désir jusqu'alors inexprimable peut maintenant se dire, se crier, se gémir, se grogner, se traduire en mouvements, en contractions, en agitation, en ébranlements, en étreintes. Et je les roule entre mes doigts, doucement, légères tractions, légères pressions et Branco feule, gémit. Son corps s'anime et le sexe qu'il pensait ne mouvoir qu'à peine il le lance à coup de bassin dans le ventre de Youf, le faisant crier de surprise et de douleur. Il supplie mes doigts d'exaspérer sa souffrance, d'écraser ses bouts suppliciés, de les étirer presque à les arracher. Il crie, grogne, geint avec ce seul mot « Continue ! » toujours répété. Son bassin comme libéré de son inertie se tord, se vrille, se tend pour envahir plus encore la chatte offerte qui dégueule de sécrétions. La violence des coups suit servilement le crescendo de la torture des seins, et le cri de douleur-plaisir, apogée de la souffrance précède, oui précède et permet enfin l'orgasme de sa queue, jouissance d'une intensité qu'il ne pouvait imaginer, comme si une boule de feu embrase toute la longueur de son immense membre et se répand tout alentour incendiant le réceptacle qui le contient tout entier. Le grognement rauque d'agonie précède à peine cet embrasement et prélude à l'affaissement musculaire général du corps désuni qui s'affale encore agité de quelques spasmes sur le lit entre Youf et moi.

Je n'ai jamais vu Branco ainsi, secoué, un peu hagard, ébranlé d'avoir peut-être pour la première fois perdu le contrôle sur sa jouissance, sur lui-même. Il se tourne contre le mur et me laisse l'enfouir sous ses draps.
Youcef encore vacillant de ce qu'il vient de subir s'écroule sur mon épaule. Nous gagnons son lit, et je me glisse le long de son corps frissonnant, pour une chaste étreinte affectueuse.

Sexe en taule 4


4



Quelques jours plus tard la faim de sexe est revenue, je le vois tout de suite dans le regard et les yeux pétillant de Youcef. Pour Branco, le décryptage est toujours un peu plus mystérieux.

A genou sur un lit du bas, la joue sur le traversin, j'ai le cul en chaleur et offert à celui qui en aura envie, pour l'usage qu'il voudra en faire.
Je le l'ai pas vu mais j'ai entendu Branco se lever et revenir presque aussitôt vers moi. A genoux sur le lit, je suis heureux d'être comme aveugle dans l'attente de nouvelles caresses. Ce sont maintenant les gros doigts du serbe qui m'enduisent de beurre et en font pénétrer une bonne dose dans mon cul. Il joue dans mon trou. Son index entré est appuyé sur ma prostate, la masse doucement et déjà de mon sexe bandé coule un filament clair de sécrétions. Il introduit progressivement deux, puis trois, puis quatre doigts qui entraînés par la rotation de sa main, pétrissent délicieusement, longuement mon sphincter glissant, le préparant à l'entrée de sa main. Je suis un peu inquiet des grosses paluche de Branco mais j'ai si bien englouti sa queue que rien ne me paraît impossible.


Pouce replié vers sa paume, variant les positions de sa main, il la pousse, la laissant en pression sur ma rondelle déjà bien éclatée, guettant l'instant de relâchement du muscle où il pourra progresser un peu. Je sens ses doigts larges et longs en moi mais l'articulation du pouce ne veut pas passer, la douleur de la dilatation devient trop forte et je repousse doucement sa main. Il savait que ce serait sans doute impossible, peut être avec le temps pourra-t-il m'élargir assez... je perçois sa déception.
« fiste le, toi, il en a tellement envie !» dit-il à Youf. C'est lui de nouveau qui attrape le beurre et m'en enduit, puis conduit la fine main de Youcef à l'entrée de mon cul. Il n'est plus nécessaire de l'apprivoiser, ce cul, il est déjà bien ouvert et la petite main en cuillère glisse délicieusement en moi. C'est à peine si je sens la très légère douleur du passage du pouce.
J'aime lorsque l'entrée d'une grosse main nécessite une forte dilatation et qu'enfin elle se trouve comme aspirée dans le rectum, moment délicieux de repos après la parfois longue négociation entre elle et le muscle. Elle occupe alors, apparemment, presque tout l'intérieur et à du mal à trouver l'espace pour se mouvoir facilement. Au contraire une petite main comme celle de Youf ne donne pas la sensation très forte de la dilatation mais par contre, elle a une liberté de mouvement donnant des plaisirs rares.
Sensations très différentes mais que j'aime toutes les deux passionnément...
Branco attentif, excité par nous deux se branle sans hâte, gardant à sa queue sa rigidité. Je me suis retourné, j'ai la tête calée entre ses cuisses, ses couilles sur mon front battent la mesure de son branle. Face aux yeux noirs de Youcef, son regard est dans mon regard. Sa main en moi a des doigts très agiles, elle palpe le premier compartiment rectal sur toute sa surface, chaque doigt venant caresser ou pianoter ma prostate, elle peut glisser vers l'arrière, et s'insinuer derrière un repli circulaire, sorte de tenture rectale souple de velours écarlate et découvrir un nouvel espace tout aussi doux. Ma main posée sur son avant bras peut guider la progression qui me dilate un peu plus, tout en percevant à travers la dense fourrure noire de mon ami, le jeu des muscles qui font agir sa main. Ce feed back de nos regards, de ma main caressant ou dirigeant son bras, accordé au plaisir que je ressens m'inonde de bonheur. Son avant-bras enfoncé jusqu'au coude accentue la dilatation de mon sphincter tandis que la souplesse de ses doigts repousse de nouvelles tentures et vient cajoler le fond de ma cavité. La douceur des muqueuses caressant sa main, lui restitue une parcelle infime du plaisir qu'il me donne et que mes gémissements lui exprime. Je vois l'émotion sur son visage et dans son regard, lorsque ressentant du bout de ses doigts, mon poul dans l'aorte dorsale il me dit dans un murmure « Je sens ton coeur ».
Branco est lui aussi conscient du bonheur qu'il nous voit ressentir et je sens dans la tension de ses cuisses, de son corps qu'il participe avec nous, à la montée du plaisir, réduisant parfois par un moment d'immobilité l'excitation de son sexe.
Je comprend qu'au plus profond en moi la main s'est refermée et que s'est le poing serré qui masse maintenant mon rectum étiré dont les parois contractiles répondent en se serrant sur le poing, étreinte délicieuse et fugitive. C'est avec le poing fermé qu'il me parcoure à nouveau lentement et c'est encore avec le poing fermé qu'il va se retirer de moi, dilatant mon anus bien plus qu'il ne l'a fait en entrant, me jetant dans un orgasme sec qui déclenche un râle rauque et long et des ondes de spasmes qui me font trembler de la tête au pieds. A peine sorti, poing fermé, Youcef me pénètre à nouveau et ressort presque aussitôt, portant son autre main sur ma poitrine pour calmer mes tremblements. Plusieurs fois, plus vite, il m'enculera de son poing fermé au rythme de mes hocquets de plaisir-douleur et de mes appels à me remplir toujours, encore. Ne pas le sentir en moi est une privation insupportable.
La main chaleureuse, amicale de Branco, aussi, c'est posée sur ma poitrine et reprenant conscience, c'est l'affection transmise par le contact de leurs mains que je ressens, et le souffle de leurs respirations haletantes au comble de l'excitation d'avoir vu mon extase. Les yeux fermé je les entends se glisser dans l'autre lit tandis qu'exténué, je reprends mon calme.

Confusément j'entends les baisers passionnés qu'ils échangent et un peu plus tard, peut-être me suis-je assoupi un instant, je reconnais aux gémissements de Youf qu'il est empli de Branco.
Pas de bruit de sommier métallique, il doit être enculé avec une grande douceur. Ils contrôlent la lente montée de leurs plaisirs jusqu'à l'apogée du désir où tous deux brutalement s'enflamment dans un accouplement exalté vers un orgasme violent. Je sais à quel point ils aiment cela. Branco se déchainant pilonnant le cul béant de Youf et celui-ci au dernier gémissement de son enculeur, lâchant enfin son foutre dans un spasme qui étrangle le sexe encore en lui.
J'ai joui aussi, comme le premier soir, à leur écoute.

Sexe en taule 5


5


J'ai pas mal vu mon avocat cette semaine. Il a déposé une demande de mise en liberté conditionnelle. L'idée de me séparer de mes deux compères m'est vraiment douloureuse. Pourtant, si je sors je pourrai les aider à leur de sortie.

Demain c'est « douche », c'est la bonne nuit pour s'éclater, tous liquides dehors ! Youcef et moi sommes comme des bécasses à l'envol, les boyaux tout propres. On y a passé une partie de l'après-midi.

Ce soir on a des projets grandioses parce qu'on a ressorti les deux matelas par terre.
Avant de s'allonger Branco comme tous les soir va fracasser sa pisse sur la faïence, mais aujourd'hui je me faufile devant lui, et assis sur le wc, la gueule grande ouverte, j'attends qu'il me remplisse. Le premier jet est âcre et terriblement salé, je le recrache mais l'odeur puissante me tourne la tête. Ce soir je n'avalerai pas mais laisserai couler de ma bouche sur ma poitrine, mon ventre, le tiède liquide. Les cheveux, la figure, les tétons qui se raidissent, la queue dressée au dessus de la cuvette, les couilles, il les noie de son urine. Je me tourne, et penché au dessus de la faïence, son jet puissant force ma rondelle et irrigue mon rectum de sa pisse odorante.
  • je vais nettoyer, me dit Youcef
  • je peux le faire
  • c'est mon boulot, mais avant laisse moi te lécher le cul et boire un peu à sa source.
Pas grand chose à boire, en fait. Sur la large couche, mon ami me caresse merveilleusement l'anus de sa langue agile comme il le ferait avec un doigt léger, tournant autour du trou, plongeant douce et chaude sa langue à l'intérieur. Ses mains écartent autant qu'elles le peuvent mes fesses pour pouvoir l'insinuer plus avant. Aussi il me caresse de ses lèvres l'intérieur des cuisses que j'ai si sensible, mordillant sous les couilles la base du sexe, près de l'anus.
Après avoir pris le beurre sur la table, Branco nous rejoint et, nous écartant, se couche entre nous. Il semble ne pas avoir de dessein particulier, ou du moins le dissimule-t-il. Sur le dos, il à les bras croisés derrière la tête. Il ne nous a pas habitué à nous offrir son corps. Je peux l'embrasser et au dessus de lui je l'abreuve de ma salive mêlée de pisse dégoulinant encore de ma tignasse, ce qu'il semble apprécier ouvrant largement sa bouche aux caresses de ma langue. Mes doigts dans le même temps, caressent ses seins et sa reconnaissance il me la signifie en accentuant encore le baiser que nous échangeons. Sa queue s'est dressée, puissante, obéissante au stumuli de ses tétons travaillés.
Youf toujours hypnotisé par son totem, tirant le prépuce, dégageant le gland, le lèche avidement mais brusquement changeant d'avis, il fait pivoter Branco face à moi. Je ne vois pas trop ce qu'il fait mais les soupirs semblent être liés à une nouvelle stimulation. Il ne faut pas multiplier les plaisirs au même moment faute de gâcher les perceptions et leur potentiel de plaisir. Je laisse donc Branco pratiquement sur le ventre pour regarder ce qui se passe.
Youf à largement écarté les fesses musclées du serbe et de sa langue experte explore sa rondelle et se glisse agile à l'intérieur, mordille, aspire l'anus convoité.... Le ronronnement ne trompe pas sur le plaisir ressenti et Branco présente son trou de la façon la plus commode. Youf met d'autant plus de coeur à l'ouvrage que c'est la toute première fois que cette rosette est offerte. Même la voir, nous ne l'avions qu'entre-aperçue. Bouffer un cul demande de l'endurance et la langue très sollicitée fatigue. Je lui succède et essaie de m'acquitter au mieux de ces caresses, stimulé par les murmures approbateurs de Branco. Son cul est trempé de salive. Je crains un peu la réaction car mon index succède à ma langue et caresse circulairement sa petite fleur toute froncée, qui sous la pression, devient plus lisse et rend visible l'entrée inexplorée (par nous) de son trou du cul. Même, mon doigt entre un peu sans sentir de crispation et de caresse circulaire en caresse circulaire pénètre peu à peu à l'intérieur, venant instinctivement se coller à la prostate et la caresser doucement. Branco, le cul relevé semble en vouloir plus. Youcef reprend de sa langue les caresses mais bientôt introduit ses doigts progressivement dans le cul désirant. Les ronronnements s'arrêtent au quatrième, et les muscles se tendent, ce doit être la limite pour ce soir.
Branco se met à genou en s'enduisant du beurre qu'il avait apporté. Il me demande de le pénétrer. C'est peut-être sa première expérience, mais aucun de nous n'ose le demander. J'ai une queue plus fine que celle de Youf, il semble vouloir nous essayer avec prudence. Derrière lui, ma queue sur sa rondelle, ce n'est pas facile de rentrer, il s 'est contracté depuis tout à l'heure. Je remets un doigt, puis deux et ré-essaie. Il s'ouvre lentement. Pas de problème pour le sphincter externe, mais l'interne est sacrément tonique et me broie un peu la queue. Branco est muet, immobile, comme tétanisé. Je ne bouge pas. Progressivement la pression diminue et je peux entrer mon sexe un peu plus. Il est plus large à la base et la résistance s'accroit à mesure que je pénètre, se relâchant ensuite lentement. Je peux y être en totalité mais sentant Branco encore tendu, je n'amorce aucun mouvement. Peu à peu j'essaie de me mouvoir en lui, le sphincter interne étrangle un peu ma queue mais pas assez pour m'empêcher d'aller et venir.
Youf me succède, sa queue est beaucoup plus large que la mienne et tout aussi longue. Son gland turgescent est un beau morceau à prendre, mais une fois passé, je sais que c'est un bonheur de le sentir à l'intérieur.
Je tartine le sexe et l'anus d'une bonne couche de beurre et Youcef se met en pression sur la rondelle. Il pénètre un peu mais le sphincter interne est serré. Aucun muscle ne peut être en contraction permanente et il faut maintenir la pression et compter sur ses relâchements de fatigue pour progresser avec douceur. Branco a émis un très long gémissement de plaisir lorsque le sexe à glissé en lui jusqu'à ce qu'il sente les couilles lourdes de Youf contre ses fesses. Je ne peux que caresser et embrasser Branco et son souffle me dit le plaisir qu'il prend. C'est lui qui soulevant son bassin imprime le rythme, ce que Youf n'avais pas osé. Ce ne sont plus des ronronnement ou des murmures qui lui échappent mais des appels à son enculeur de le baiser à fond, de le défoncer, de le fouiller, de le trouer, l'écarteler, le percer, le creuser. Il se retourne brutalement jambes tendues en l'air. Je lui glisse un traversin sous les hanches et Youf qui avait déculé le reprend abreuvé de grossièretés qui l'encouragent à plonger profond dans le cul qui lui est offert. Quand il commence à invectiver en serbe, Youf est au bord de l'orgasme et c'est Branco qui collant son trou brutalement contre le pubis de l'enculeur le fait jouir soudainement.
Je le remplace aussitôt sous des jurons serbes inconnus. Sa queue dressée devant mes yeux est plus rigide que ne ne l'avais jamais vue. Le regard implorant de Branco, Youf l'a vu. Il s'assoie sur le pal et le chevauche sauvagement arrachant un dernier gloussement de surprise et de bonheur à l'enculeur-enculé tandis qu'il se vide longuement les couilles. Son orgasme m'a surpris et son sphincter s 'est resserré brutalement sur ma queue, me faisant jouir en lui, doublement fécondé.

Nous avons rangé les lits mais personne n'a commenté la soirée avant de s'endormir.

Le lendemain, mon avocat m'a annoncé que ma libération conditionnelle était acceptée.