Il
m'avait demandé si j'avais du matos, j'avais dit oui sans préciser
vraiment. Il avait l'air motivé qui éviterait peut-être un lapin.
J'ai donc préparé la playroom. J'ai étalé sur la grande table
basse les godes et plugs dont je dispose
Je
lui ai écrit : viens comme tu le sens, mais je ne fantasme pas sur
les tenues.
Lui,
a écrit que ce qu'il voulait c'est avoir le cul explosé.
Quand
il a sonné, j'ai tout de suite constaté qu'il avait braqué un
accessoiriste moto. Tout cuir ! En riant, j'ai juste jeté un
coup d'oeil sous les zips. Il avait toutes les pelures comme un
oignon d'hiver, trois sur les fesses, deux au moins sur le dos. mon
rire l'a un peu désarçonné. « Tu enlèves tout, comme ça on
risque pas de pourrir ta collection . Tu seras aussi plus à
l'aise pour faire le ménage à la fin. » C'est vrai, j'en ai
ras le cul d'être seul à éponger les bousées et filaments de J
Lube et autres...
L'épluchage
promettait d'être long, je me suis installé avec Karmacoma et un
whisky bien tourbé.
Stéphane,
il s'appelle comme ça, est entré tout nu, Il fait plus freluquet
que quand il est arrivé. Il m'avait dit trente ans, c'est plutôt
dans les quarante, pas de problème je me fous de l'age des
partenaires et lui me plait bien. Je ne voulais pas qu'il se sente
mal à l'aise, vexé, par mon rire, mon truc c'est pas
l'humiliation. J'ai passé mon bras sur ses épaules et je l'ai
poussé vers la table basse. Il est resté en arrêt, les yeux
brillants comme ceux d'un gosse dans une confiserie. Il a flashé sur
le rayon godes et plugs. J'en ai une collection pour satisfaire tous
les appétits. Il a gros appétit me semble-t-il.
- Putain, t'en as des gros ! J'aimerais bien essayer
- Choisis
- Tu veux bien qu'on commence par un fist ? Le gode, là bas me paraît plus impressionnant que tes paluches... on verra après.
- Grimpe sur le sling et mets bien tes fesses en avant du cuir. T'es nickel ?
- Ben, oui, j'y ai passé trois heures !
Sa
rosette rose pourpre est froncée et palpitante. Elle se rétracte
serrée puis se gonfle en se déplissant exposant la dépression
plus sombre où je vais introduire un doigt. Le J Lube voile un peu
le paysage, et ses couilles volumineuses sont parcourues des
filaments inévitables du lubrifiant, comme dans une résille aux
dentelles mobiles.
Un
doigt seulement pour aller caresser le petit dôme prostatique et
déjà il soupire d'aise. Le massage est doux, délicat. Comme c'est
tentant de pénétrer plus largement. Le plaisir du massage a
assoupli l'anus et je peux jouer avec quatre doigts dans son
délicieux vestibule, tapissé de velours que je perçois écarlate
lorsque mes doigts se retirant partiellement je peux avoir un regard
dans son intimité. Ma main manoeuvre comme une godille (je parle,
là, pour les marins qui comprendront le mouvement), l'intérieur des
doigts, sensibles, caressent toute la douce paroi grâce à une
souple et lente rotation du poignet. Parfois mes doigts se retirent
entraînant un chevelu de lubrifiant, c'est un moment de bonheur
particulier que ces retraits, et Stéphane gémit de plaisir. Il
semble alors suspendu à l'attente de mes doigts à nouveau en lui.
Ce jeu charmant il ne s'en lasse pas, et lorsque mes doigts libres
jouent et le caressent à l'entrée de son anus, dans les replis de
sa rondelle toute froncée , prolongeant son attente de me sentir à
nouveau plonger en lui, il gémit d'un autre bonheur. Si j'étais
compositeur, sans doute, pourrai-je créer un adagio à l'aide de ses
soupirs modulés.
Plus
la moindre trace de tonus musculaire dans ce corps, là, abandonné à
mes doigts. Il a du me sentir rassurant.
Je
replis mon pouce à l'intérieur de ma paume et continue ainsi mes
caresses dans son vestibule. Ma main s'appuie un peu à l'entrée
mais le ressaut du pouce gène la pénétration directe. Il suffit
que je presse un peu ma main ouverte, seule l'articulation fait un
peu obstacle. Il le sent et attend de moi que je lève tous les
obstacles. Ma main en pression douce attend simplement que le
sphincter se relâche juste un peu. Il n'y peut rien, sa contraction
ne peut être continue et à chaque relaxation ma main progresse un
peu. On peut aller plus vite, bien sûr, mais j'aime que son corps
appelle ma main. Dans un instant elle va glisser en lui, comme
aspirée, sans même que le passage du détroit entraîne un
gémissement, seulement, au moment du glissement, un soupir
d'assouvissement. Sa main caresse mon avant bras qui plonge vers lui,
remerciement discret pour sa volupté.
Ma
main est libre à l'intérieur, son sphincter palpite sur mon
poignet. Mes doigts immobiles dans un premier temps lui permettent
d'accorder son esprit à cette sensation de réplétude inaccoutumée.
Ensuite seulement, je peux commencer à me mouvoir, explorer, sentir
au fond, la paroi poussée vers le rachis, la troublante pulsation de
son aorte dorsale. Vers le dos, chercher de mes doigts allongés
l'entrée du second compartiment rectal, y pénétrer en repoussant
le repli qui le cache, et jouer là aussi dans la douceur chaude de
son être. Revenir un peu et fermer le poing, afin qu'il se sente
plus encore habité. Parfois une pression un peu plus forte le fait
émettre un petit jet d'urine que je lappe. Par de nouvelles poussée,
j'en provoque de nouveaux et m'y désaltère en m'abouchant à son
sexe que je sens durcir. J'aime l'abandon dans lequel il est,
prononçant indistinctement des mots sans suite, parfois même des
mots d'amour irréfléchis, il gazouille. C'est toujours ses râles
et gémissements de plaisir qui guident ma main. Je suis attentif à
la moindre crispation de son visage qui traduirait une douleur, même
légère. Mon objectif est son bonheur, pas sa souffrance. Je ne
cherche pas les pénétrations extrêmes qui allant trop profond dans
des zones non innervées et fragiles peuvent être dangereuse et ne
donnent pas plus de plaisir. Les sensations plus fortes sont à
l'entrée, par la dilatation, ensuite c'est doux et diffus, délicieux
et l'on passerait des heures habité ainsi.
Il
grogne, gémit, ahane, soupire de plaisir et son visage détendu aux
yeux fermés atteste de son bonheur. Il n'a même pas pris de
poppers, il ne semble pas avoir besoin d'un accélérateur pour
grimper dans son septième ciel.
Donner
du plaisir est pour moi le plus efficace aphrodisiaque qui soit.
Faire gémir de volupté un partenaire me met dans une érection
durable et rigide. D'une main j'ai un peu de mal à me défaire de
mon vieux bas de jogging pourri, gluant de J Lube. Encore plus
difficulté à enfiler une capote et mon sexe peut, en forçant à
peine, se glisser parallèle à mon avant-bras. Il pénètre sa
chaleur, ma main se refermant sur mon propre gland pourrait me
branler en lui. Pour beaucoup, rester bandé pendant une pénétration
n'est pas possible, mais en me penchant sur lui, je peux sucer son
sexe flacide. Il retrouve bientôt dans ma bouche une rigidité et je
sens sur ma queue et mon avant bras son sphincter se relâcher un peu
comme s'il voulait m'avaler plus encore.
C'est
très différent bien sûr, que de l'être soi-même, mais j'ai aussi
un très grand plaisir à fister un partenaire réactif comme celui
là. J'ai toujours été étonné que quelquefois le Fist soit
classé dans les pratiques SM, c'est seulement le stade ultime du
bonheur d'être pénétré.
Il
suffit d'éviter les brutes.
Il
semble un peu fatigué, Je me retire et l'aide à descendre du sling.
Je le porte dans mes bras, ses jambes ne le soutiennent plus. Je
l'allonge sur le canapé, lui sert un whisky. Sa tête sur mes
genoux, il n'a pas encore ré-atterri. Les yeux fermés il reprend
doucement ses esprits.
On
s'y voit à peine dans cette pièce, la musique, très basse est en
boucle et je crois bien que nous nous sommes endormis. Je me suis
réveillé vers deux heures du matin, il dormait sur moi, ses bras
enserrant ma taille. Je l'ai doucement désenlacé et suis allé
faire du café.
A
mon retour, il est éveillé, reposé, les mains derrière la tête
il me regarde amener le café fumant. On est tous les deux à poil,
et la situation lui donne une petite émotion pénienne. Il se lève,
va changer le disque mais finalement, il a la flemme de chercher et
laisse le même, relax.
Au
passage il avise à nouveau mes godes et tombe en arrêt sur un gros
« Greg » en latex noir: neuf cm de diamètre pour le
corps mais quand même huit pour le gland dont la circonférence un
peu évasée au dessus du sillon rend la pénétration difficile. Je
le sais, je l'ai fait.
Il
a envie de l'essayer, c'est vrai, pour un amateur de dilatation c'est
sûrement une sorte de Graal, avant d'en trouver un plus large
encore. Je lui déconseille, cours de géométrie à l'appui. Je lui
explique que ce gros gode n'est pas une grande main, et de loin !
« Ma
main est large mais fine pour se glisser en toi, 20 cm maxi de
périmètre, le gode cylindrique, presque rigide est très épais,
26cm au moins de périmètre..... ça oblige ta petite chatte à une
élasticité qu'elle n'a sans doute pas encore ».
Il
y tient, retour sur le sling. Je noie le gode dans le lube et essaie
de le rentrer, évidemment ça ne passe pas. J'essaie d'orienter la
bordure du gland pour que la moitié rentre et l'orienter à
l'inverse pour faire rentrer l'autre partie de la collerette du
gland. Après plusieurs minutes et des cris qui ne sont pas de
plaisir, il pénètre finalement mais l'anus se referme
immédiatement sur le sillon et là, pas question de le faire
pénétrer plus avant. Stéphane gueule déjà comme un âne. On est
loin du plaisir de tout à l'heure. Il va falloir le sortir et ça
va être douloureux aussi, en pratiquant comme l'introduction et en
rajoutant une bonne dose de lube.
Stéphane
est trempé de sueur. Enfin,le gode sort, lui faisant pousser un
dernier cri.
Retour
au réalisme. Mes gestes sont très doux, léger massage anal pour
faire passer la douleur résiduelle. Je caresse son anus exerçant
une pression légère du bout de mes doigts enduis de lubrifiant.
Cette pression minime le fait s'ouvrir déjà, et agrippant mon bras,
il m'introduit en lui, secoué par un frisson de plaisir. Bandé, je
m'interromps un instant pour passer un préservatif et à nouveau le
pénétrer de mon sexe, le long de mon bras. Je me penche sur lui et
gobe sa queue encore inerte. Le travail de ma langue n'est pas long à
le rigidifier. Son cul est béant, plein de ma main et de mon sexe
gonflé. Je prends son sexe entièrement dans la bouche. Il coulisse
dans ma salive de la hampe au gland turgescent, nappé de ma langue,
je le mène à un orgasme qui va être violent, tant son corps
entier se cambre et se raidit sur le sling, tandis qu'un flot de
mots orduriers m'interpellent. Dans son cul, ma main s'est refermée
sur mon gland et se sont ses mouvements désordonnés qui me
branlent. Sa jouissance en longues et lourdes fusées, il aurait pu
les boire quand elles s'écrasèrent sur son visage. Les miennes
contenues dans le latex, n'en finissaient pas, quand au moment de son
orgasme son anus s'est brutalement contracté sur moi.
Nous
faisions un peu pantins désarticulés, moi affalé sur lui et lui
comme inconscient, bras ballants, après nos petites morts ainsi
qu'autrefois on appelait les orgasmes.
Marc
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